Des mots niak'

19 mars 2014

Déraillement médiatique

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Papier paru dans le numéro 84 d'Intermed (Journal du club de la presse 06)

Petite rectification. Le Train des Pignes est géré depuis le 1er janvier 2014 par la Région PACA. Les voies et les rames ne sont donc plus privées (comme mentionné dans l'article). Reste qu'il n'est pas exploité par le duo SNCF / RFF.

 


27 février 2014

Woodkid

woodkid

 

Article complet sur le site Nouvelle Vague

 

 

03 février 2014

Jan Kounen : "Je suis mal élevé dans mes films mais bien élevé dans la vie"

 

Il était, la semaine dernière, président du jury de la 21e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer. Erreur de casting ? Pas du tout. Jan Kounen s'est toujours présenté comme un fan de SF, au point de lui consacrer dix années de sa vie. Aujourd'hui cinéaste reconnu, il ne manque pas une occasion de revenir à ses premières amours. En 2012, il endossait ainsi le rôle de parrain de la Samain du cinéma fantastique de Nice, organisée par Les Méduses.
La rencontre date d'il y a plus d'un an ; les propos restent atemporels.

 

Quel lien entretenez vous avec la SF ?
Elle reste ma source première d'inspiration, tant elle ouvre à un imaginaire foisonnant. J'ai démarré le cinéma avec ce genre-là. Presque tous mes courts-métrages sont d'ailleurs fantastiques. Je n'ai hélas pas pu y revenir dans mes longs-métrages.

Pourquoi avoir fait des études d'art à la Villa Arson ?
À l’origine, je voulais être dessinateur de BD. C’est la raison pour laquelle je suis entré aux Arts déco. J’ai été forcé à faire du cinéma en quelque sorte : c’était l’exercice de la semaine. Et je me suis rendu compte que c’était un bon moyen pour raconter des histoires. Une école d’art permet une plus grande ouverture qu’une école de cinéma. Quant à la technique, je l’ai apprise sur le tas. Nous avions tout de même du matériel, et les profs nous apprenaient deux-trois trucs. Moi, je faisais le chef opérateur pour apprendre à manier la caméra. Ca ne m'empêche pas d'avoir aujourd'hui un projet titanesque de film d'animation. (Windwalkers ndlr)

Avez-vous gardé des attaches ?
Beaucoup d’anciens de l’école travaillent dans mon équipe. J’ai gardé des relations avec certains d’entre eux, tels que Philippe Ramette. Globalement, on s’est tous serré les coudes. Marie-Hélène Sulmoni, chef décorateur de Coco Chanel & Igor Stravinsky vient de la villa Arson. Ma compagne avec qui je coréalise était, elle, dans le département environnement.

Azuréen et révolté. N’est-ce pas paradoxal ?
C’est dans les écoles de Samaritains que naissent les rebelles. La contrainte éveille la transgression. À Nice, on risque l’endormissement, c’est le danger de la qualité de vie. Il fait presque trop beau. On se met en terrasse et on se laisse vivre. Mais à un moment, on se réveille. Si on a de l’ambition et une volonté d’aventure, on casse quelque chose et on part. À Paris, pour moi. Parce qu’hélas le cinéma français est très parisien. Avec le même climat que sur la Côte d’Azur, les villes comme Sydney ou Los Angeles ont une capacité à être toujours en mouvement. Je regrette que Paris ne soit pas à Nice.

Vous revenez, parfois ?
Oui, mais toujours pour le ciné. J’ai rendez-vous avec le festival de Cannes. J’ai eu l’occasion d'y connaître deux univers. La montée des marches, si tendue, avec deux films en sélection officielle. Et puis je repense à mes 15 ans, quand je restais posté derrière les barrières. Je me demande encore comment on peut dépenser autant de temps et d’énergie pour simplement apercevoir une vedette. C’est drôle de voir l’envers du décor maintenant. J’aime à dire que je connais Cannes l’hiver. Eh ouais.

On vous perçoit comme un homme imprévisible...
Je n’aime pas refaire la même chose. Je me laisse guider par l’intuition, un récit qui me hante. J’ai écrit un roman sur le chamanisme que j’ai découvert en Amazonie. J’y vais depuis 10 ans, à la rencontre de la tribu Shipibo. J’en ai fait un documentaire, D’Autres mondes. Mon cinéma est ecclésiastique parce que je ne le dirige pas. Je pars d’un scénario, c’est ma ligne directrice. 99 Francs me semblait impossible à adapter et pourtant j’ai été réveillé par une solution possible. Le cinéaste dort en moi.
Fou ? Tous les cinéastes le sont, dans le sens où ils perçoivent les choses autrement. On leur confie malgré tout la gestion d'une PME.

Les gens connaissent plus vos films que votre identité, non ?
Je ne suis pas une vedette. Pour moi, le cinéaste est un artisan. Ce qui ne l’empêche pas de faire du bel artisanat. Et puis faire un film, c’est un travail de groupe. La notoriété aide seulement à monter des projets. La profession sait qui je suis, c’est le principal. Le fait de ne pas être reconnu dans la rue me va très bien.
Dans les rencontres avec le public, je fais le même débat quel que soit le nombre de gens. C’est simplement du respect pour ceux qui sont venus me voir. Je suis mal élevé dans mes films mais bien élevé dans la vie.

 

12 janvier 2014

Etsuko Kobayashi : l'enfant joyeux d'un squat parisien

 

Etsuko Kobayashi fait partie du collectif d'artistes Chez Robert, électrons libres, association qui administre depuis 2010 l'ancien squat parisien de la rue de Rivoli – légalisé et pérennisé. Portrait.

 

 

« Marrant, ça s'écrit comment ? »

Etsuko Kobayashi lève la tête de son écran de portable. Puis se replonge dans son SMS à l'écoute de la réponse. Elle a presque 40 ans. En fait à peine 25. «  Nous les asiatiques, on paraît plus jeunes. » Longs cheveux lisses coiffés en couettes, gilet rouge, T-shirt à l'effigie de hyènes, ballerines dorées, elle cultive le look rock'n'roll. En japonais, son prénom signifie « enfant joyeux ». Son nom, «  Petit bois ». Une amie à elle lui a proposé une traduction française : Aimée du petit bois.

L'apparente jeunesse d'Etsuko contraste avec ses tableaux. Crus. On y voit principalement des femmes, souvent nues. Des constructions cubistes. Une violence latente. Et des couleurs, beaucoup de couleurs. Grande admiratrice d’Annette Messager, elle admet avoir du mal à définir son œuvre. Explique répondre à son instinct. «  J'essaye dans un premier temps de me vider la tête. Je commence par le dessin au fusain ou à l'encre de Chine et j'attends le tilt. Puis j'attaque, et au fur et à mesure, ça vient. Je n'ai pas eu de sujet pendant douze ans.» Etsuko joue sur la superposition des couches, ce qu'elle appelle des « lueurs », en transparence. Le rendu est énigmatique. « Parfois, les gens s'arrêtent pour comprendre. Il faut que j'explique alors nous dialoguons. C'est bien de parler, ça m'aide moi aussi. »

Etsuko cherche souvent ses mots. Demande la signification de certains. Les note sur un Post-it quand ils l'intéressent.

Son atelier, au 3e étage, donne sur la bruyante rue de Rivoli. Etsuko a ouvert la fenêtre pour laisser entrer la lumière. Cette lumière qui l'inspire et qu'elle aime tant chez les peintres de la Renaissance. Le béton au sol est maculé de peinture. Le mur aussi. Une chaise, un pouf, une petite table à roulette permettent l'accueil du public intéressé. Quant à l'espace restant, il est tout naturellement destiné aux tableaux. Accrochés ou empilés.

 

« Il n'y a pas de squat au Japon»

Petite, Etsuko n'aurait jamais pensé devenir peintre. « Je n'adorais pas ça, j'aimais surtout la mode, la musique. Et plus globalement la création. J'ai essayé beaucoup de choses … mais je m'ennuie très vite ! ». Pas d'artiste dans la famille. Pas non plus de formation artistique. «  J'ai arrêté mes études au lycée. J'étais en cours qu'avec des filles. On nous apprenait à coudre, tricoter, broder, cuisiner. A être de parfaites femmes mariées ! » Ce n'est qu'à 26 ans qu'Etsuko a décidé que l'art serait au centre de sa vie. « Jusqu'à cet âge, je n'aimais pas ce que je peignais, j'étais quasi déprimée. Et puis j'ai fait le portrait d'une copine de Matsumoto. C'était un collage avec des papiers colorés, de la dentelle, du crayon gras. Ça a été la révélation, le début d'un changement à 180°. »

Etsuko est souvent interrompue dans ses explications par les autres membres du collectif à la recherche d'une punaise, d'un fil de laine.

Le squat du 59, rue de Rivoli, elle l'a intégré en 2001. Alors que l'installation d'artistes était encore illégale. «  Cela faisait neuf jours que j'étais à Paris quand je l'ai découvert. J'étais venue là parce que chez moi on pense que c'est une capitale artistique. J'ai visité, je suis devenue amie avec les gens. Et j'ai rencontré mon copain, Bruno, l'un des fondateurs du squat. » Elle montre une toile représentant un homme portant une marinière, dans l'atelier qui jouxte le sien : «  C'est lui. »

Au Japon, il n'existe aucun squat. «Nous sommes trop carrés. Trop sérieux. D'ailleurs je n'aimerais pas non plus si les gens n'étaient pas clean. Le public aussi préfère ; il avait peur, avant.» Etsuko raconte les débuts du 59 Rivoli, comment les premiers artistes ont cassé toutes les portes «  pour savoir ce que chacun fait ». Elle mime quelqu'un qui se pique, pour mieux se faire comprendre.

 

« Je n'ai pas d'argent, mais beaucoup de temps »

Etsuko souhaiterait à terme exposer au musée «  C'est ce que veut n'importe quel artiste, non ? » En attendant, elle expérimente les galeries. « J'exposais dans plusieurs d'entre elles au même moment. Quand quelqu'un me proposait, tout le monde s'y mettait. Je suis comme tous les Japonais, je ne sais pas dire non. Alors j'acceptais toujours. Mais c'était trop dur, trop fatiguant. Je n'en étais pas capable. » Pas étonnant, dès lors, qu'Etsuko s'estime heureuse de la fermeture de certaines, en raison de la crise. «  Je suis libre, j'ai plus le temps de créer. Je suis devenue fauchée, mais ça va, j'ai juste besoin d'argent pour manger. Je ne peux plus acheter de vêtements, alors je les fais moi-même. Cela ne me coûte rien. »

La question du loyer ne se pose même pas. «  Avant je vivais ici, mais maintenant, c'est interdit. J'habite dans un vrai squat dans le XVIIIe, un square. Ça s'appelle Le jardin d'AliceIl y a un projet de construction, peut-être qu'au printemps il faudra bouger. » Et abandonner la maison écolo conçue par Bruno. Sans télévision, sans ordinateur, sans réelle douche. Mais source d'apprentissage de la vie. Et d'inspiration.

En dépit de quelques désagréments, Etsuko aime ce mode de vie précaire. Elle raconte avoir changé de style artistique en arrivant à Paris. « Au Japon, ce que je faisais était un peu dark. Mais mon copain est très marrant, comique. Il m'a changée. Ainsi que mon art, devenu plus joyeux. »

Dans le domaine de la littérature, du cinéma, de la musique, Etsuko est invariablement attirée par les œuvres bien construites. Pour elle, tout est question de composition. Elle s'extasie ainsi devant Jacques Tati, Jim Jarmush ou Wong Kar Wai, pour leur sens de la perspective. Elle aime la « nonchalance » du premier, le côté « très mec » du second. «  Je me sens parfois un côté masculin. J'adore les road movies.»

Etsuko sort une bouteille de rosé d'une étagère. Elle lève son verre et déclare tout naturellement : «  En japonais, tchin veut dire bite. » Avant de rire aux éclats.


 

Pour information, Le Jardin d'Alice, squat dans lequel vivait Etsuko lors de l'écriture de ce portrait, a été fermé le 29 novembre dernier. Son histoire sur http://katatsumurileblog.wordpress.com/2013/10/21/good-bye-alice/ 

 

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28 novembre 2013

Exilés politiques, ils risquent d’être jetés à la rue

 

Albanais

Page complète : Albanais

 

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19 novembre 2013

Ils font la chasse aux toilettes publiques

 

Journée toilettes

 

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08 octobre 2013

Bénédiction des animaux : au poil !

 

Benediction

 

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26 septembre 2013

Vingt ans qu'ils sèment le comique au Bouff'scène

 

Bouff'scène

Dossier complet : Bouff'scène / Bouff'scène 2

 

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